Sigismondo Boldoni
- Personnages illustres -

Sigismondo Boldoni

Sigismondo Boldoni est né, dans la villa familiale, à Bellano le 5 juillet 1597 de Cecilia Cattaneo et Ottavio, juriste, fils unique de Nicolò : proto–médecin de Philippe II.

Il se faisait appeler lui-même « patricius Mediolanensis » sur la page de titre de ses œuvres en raison de l'ambition de sa famille de se dire, ou plutôt de faire croire qu’elle était de Milan.

Peu d’informations nous sont parvenues sur sa jeunesse, si ce n’est qu’il a fréquenté le lycée à Milan et à Côme, Qu’il s’est inscrit à l’université de Padoue pour suivre des cours de médecine et de philosophie. Au cours de ces années, il écrivit un poème latin, Larius, publié en 1617, qui connut un grand succès, notamment pour ses descriptions géographiques détaillées et ses informations historico-archéologiques sur les villes et les villages.

Au cours de ses études universitaires, Sigismondo Boldoni se distingue par certaines de ses oraisons à l’université et par une brillante carrière académique ; il est toutefois freiné par la mort de son père qui provoqua une lutte sanglante pour le partage des biens, ce qui l’amena à blesser son frère Flavio avec une épée.

Suite à cet épisode, malgré le pardon de ses frères, Boldoni décida de fuir à Padoue, afin d’éviter le procès et d’échapper au châtiment. Dans sa nouvelle ville, il parvint toutefois à terminer ses études, obtenant un diplôme en médecine et en philosophie.

Au cours de ses études universitaires se distingue par certaines de ses oraisons à l’université et par une brillante carrière académique.

Il se rendit ensuite à Venise, à Pesaro, à Urbino et même à Rome où il rejoignit l’Accademia degli Umoristi, s’assurant le patronage de nombreuses personnalités. Quatre ans plus tard, il put finalement rentrait chez lui grâce à l’intercession de quelques membres importants de la Curie et d’un sénateur milanais.

En 1622, il obtint une chaire à l’université de Pavie et, grâce au soutien du président du Sénat milanais, il intégra l’année suivante le Nobile Collegio dei Medici. Malgré son engagement académique, Boldoni consacra une grande partie de son temps libre à la composition d’œuvres littéraires.

En juin 1625, il retourna à Rome, sur la recommandation du cardinal Ubaldi de Bologne, probablement à la recherche d’un poste honorifique ; mais ce voyage déçoit ses attentes. Il occupa ensuite le temps durant son séjour à Rome en travaillant à la correction des premiers chants de la Chute des Lombards, un texte qu’il avait commencé à Pavie. Au terme de cette malheureuse parenthèse, Boldoni retourna en Lombardie pour continuer à travailler sur son poème et reprit ensuite ses cours à Pavie sans toutefois y consacrer trop d’efforts, comme il l’avoue lui-même. Malgré cela, il obtint en 1628 la plus importante chaire de philosophie de l’université, l’arrachant à son concurrent Nicola Sacco, professeur à l’université depuis plus de trente ans.

En 1629, à l’instigation de ses amis, Boldoni termina le huitième chant de la Chute des Lombards. Ce poème a cependant été édité par son frère Giovanni Nicolò en 1656, après quelques remaniements.

Entre la fin de l’année 1628 et le début de l’année 1629, la crainte de l’invasion des Lansquenets commença à se répandre en Lombardie, notamment en raison d’une propagation possible de la peste. Les lettres écrites par Boldoni pendant cette période sont très importantes : en effet, on y trouve beaucoup d’informations détaillées, de jugements et de nouvelles qui seront utilisées plus tard par les chercheurs et par Alessandro Manzoni lui-même pour connaître la situation de l’époque.  Boldoni y décrit la violence des dévastations causées par l’envahisseur, le premier cas de peste avéré survenu à Chiuso, près de Lecco, et l’extension du fléau à Bellano, où il séjournait souvent dans sa villa, où il aimait se promener dans les jardins le long de la Pioverna en regardant l’Orrido.

Quelques mois avant sa mort, il semble que Boldoni ait reçu la première chaire de philosophie de l’université de Padoue, succédant à Cesare Cremonini. Durant l’hiver 1629, il retourna à Pavie où il mourut de la peste le 3 juillet de l’année suivante, contaminé par son tailleur.

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